Un appui inconditionnel de Stéphanie Vallée
Publié le 16 novembre 2009
VALLEE-DE-LA-GATINEAU.NET - Le dossier de reconstruction de la salle de spectacle de Maison de la culture de la Vallée de la Gatineau reçoit un appui inconditionnel de la part de Stéphanie Vallée, la députée de Gatineau, qui a elle-même siégé sur le conseil de cet organisme par le passé.
« Je crois fermement que la région saura se mobiliser, sous le leadership de la Maison de la culture et de la Ville de Maniwaki pour que tel un phénix, notre salle Gilles-Carle renaisse de ses cendres », a-t-elle confié au Portail de la Vallée de la Gatineau.
Selon Mme Vallée, si la région désire attirer et retenir de jeunes familles, ses aînés et ses « pure laine », elle doit se doter d'infrastructures culturelles de qualité dont une salle de spectacle digne de ce nom qui permet d'accueillir des artistes de renom comme la salle Gilles-Carle a su le faire au fil des années.
La salle Gilles-Carle (anciennement la Salle Merlin), qui a été rasée par les flammes en février dernier, a accueilli les grands noms de la culture québécoise au cours des années, assurant ainsi une offre culturelle de qualité dans la région.
« Dès mon arrivée à Maniwaki, en 1995, j'ai assisté à tous les spectacles de la « Salle Merlin ». Je n'arrivais pas à croire que je pouvais voir Charlebois pour une vingtaine de dollars et être si bien assise ! Que de beaux moments j'ai passés. Ces événements m'ont fait sortir de chez moi et sont tranquillement devenus un rendez-vous de choix : Isabelle Boulay, Bruno Pelletier, Zachary Richard, Éric Lapointe, Yvon Deschamps, Lynda Lemay, Sylvain Cossette, etc. Ces petits moments magiques ont contribué, avec d'autres attributs de la région, à m'enraciner en Haute-Gatineau », rappelle Mme Vallée.
La salle Gilles-Carle lui a également permis d’initier ses enfants à la culture québécoise.
« Nous avons eu la chance de voir les « classiques » : Annie Brocoli, Carmen Campagne et j'en passe. Tout ça, à 10 minutes de marche de la maison ! Quelle aubaine ! Tout doucement, j'ai initié mes enfants à la culture québécoise à travers les spectacles et les films diffusés à la salle Gilles-Carle. C'était génial ! Les enfants étaient aussi tristes que moi lorsque la salle s'est envolée en fumée ».
La députée de Gatineau a aussi rappelé l'importance pour une communauté de pouvoir compter sur une salle de spectacle afin de permettre à ses artistes régionaux d'y faire leurs premiers pas.
« Notre région a une histoire riche, d'anecdotes, de contes, de légendes et la Maison de la culture est également le lieu de prédilection pour la mettre en valeur », a-t-elle dit, notant aussi l'absence du cinéma depuis l'incendie de février.
Le projet de reconstruction de la salle de spectacle franchira une autre étape, au cours des prochaines semaines. La Ville de Maniwaki, le ministère de la Culture et la Maison de la culture ont pris connaissance du rapport préliminaire des spécialistes en architecture et en scénographie, auquel doivent être apportées des corrections afin de répondre aux attentes de chaque intervenant.
Après cette étape, la Ville et la Maison de la culture devront s’entendre sur un protocole d’utilisation de la salle de spectacle, une démarche exigée par le ministère de la Culture pour sa participation financière.
La MCVG devrait également participer, prochainement, à un 5 à 7 de la Chambre de commerce et d’industrie de Maniwaki, afin de présenter un bilan de sa situation actuelle et de répondre aux questions sur la poursuite du dossier de reconstruction de la salle de spectacle.
Source : Sogercom Vallée de la Gatineau