L'usine Louisiana Pacific Maniwaki, à Bois-Franc, est en bonne position pour profiter de la reprise du marché de construction résidentielle.
Reprise à l’horizon pour l’économie forestière de la Vallée de la Gatineau
SOGERCOM.com ( Lundi 14 septembre 2009) - Après avoir atteint un creux historique au début de l’année, après une baisse de 30% au Québec comparée à 2008, la demande pour le bois d’œuvre, au Canada et aux États-Unis a repris une courbe ascendante au cours des deux derniers trimestres.
La reprise doit également se faire sentir au chapitre de la construction résidentielle, qui a été frappée par la récession et la crise des papiers commerciaux aux États-Unis.
Ces deux tendances sont de bon augure pour la Vallée de la Gatineau et, entre autres, deux de ses principales usines, la scierie AbitibiBowater et l’usine de panneaux Louisiana-Pacific.
Cette reprise se traduit également par une remontée des prix qui ont atteint 245 US$ le mille pieds-planche en juillet et qui devraient atteindre 280 $ au cours de 2010, selon Dina Cover, analyste de la Banque TD. Le cours moyen des années qui ont précédé la crise économique, qui se situait dans les 400 $, pourrait être atteint en 2011.
Les cours du bois d’œuvre sont intimement liés aux nombres de nouvelles mises en chantier, particulièrement aux États-Unis où celles-ci sont en diminution depuis 2005. On pense avoir atteint le fond du baril, à un rythme annuel actuel de 580,000 nouvelles unités, comparé à une moyenne annuelle historique de 1,4 million d’unités.
Si les prévisions de la Banque TD s’avèrent, et qu’elles se répercutent effectivement sur la performance des usines locales, elles donneraient raison au conseiller au développement de l'industrie forestière du CLD, Benoit Labrecque.
«Je n’ai pas de boule de cristal, mais la situation ne devrait pas changer avant le début de l’été prochain en vue d’une reprise à l’automne 2009. Les mises en chantiers des résidences vont continuer de chuter pendant au moins 10 mois encore aux États-Unis. La moyenne de 1,5 million de résidences, qui est grimpée à 3 millions il y a trois, va plafonner à 800 000 en 2009, soit la moitié du marché normal (…) Nous allons avoir droit à une certaine vigueur du marché au printemps 2010», avait-il déclaré, en novembre dernier.
La situation d’AbitibiBowater
La situation financière d’AbitibiBowater, sous la protection de faillite depuis cinq mois, n’est toutefois pas reluisante. Mais c’est le secteur du papier journal qui écope avec une chute annualisé de 44% de la production d’avril à juin. Ce qui se traduit par une prévision annuelle à la baisse de 100,000 tonnes métriques.
Selon La Presse Affaires, au Québec seulement, au moins quatre des neuf usines papetières d'AbitibiBowater sont touchées par des interruptions «de quelques jours à trois semaines», dit-on au siège social. Selon les analystes, la capacité de production annuelle de l’industrie du papier-journal se retrouverait à l’heure actuelle avec un surplus de 1,5 à 2 millions de tonnes, soit de 15% à 20% du total.
Source : Sogercom.com
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