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L'histoire des Algonquins dans la région est racontée en détails dans ce livre richement documenté "Since Time Immemorial - Our Story - The Story of Kitigan Zibi Anishinabeg" et publié en 2004. L'auteur principal. Stephen McGregor, a été secondé par les recherchistes Sandra Diabo-Decontie et James Oadjick.
L'arrivée des Algonquins dans la Vallée de la Gatineau

Pendant une bonne partie du XVIIIe siècle, la rivière des Outaouais fut la scène d’une lutte entre les Hurons et les Iroquois (alliés des Anglais) pour le contrôle du commerce lucratif des fourrures. Les Algonquins furent pris au milieu de cette guerre et en souffrirent beaucoup.

Pendant la même période, leur population fut décimée par la variole que leur avaient transmise les Français. Au milieu de ce siècle, les Algonquins quittèrent la rivière des Outaouais pour s’installer dans des endroits avoisinants comme le lac Barrière, la rivière Désert (Maniwaki) et le lac Golden.

Ce n'est qu'au siècle suivant, en 1820, que les premiers Blancs, des commerçants canadiens-français de Montréal, installèrent une présence dans la région en construisant un poste de traite au confluent des rivières Désert et Gatineau. À cette époque, les Algonquins campaient déjà sur la rive est de la rivière Désert, un secteur aujourd'hui occupé par le complexe hôtelier Château Logue et le terrain de golf Les 3 clochers.

Vers les années 1830, plusieurs des familles algonquines, dont les territoires de chasse se trouvaient dans le secteur, décidèrent de s'installer en permanence et aménagèrent des parcelles de terrain. Un de ces premiers colons amérindiens fut Luc-Antoine Pakinawatik, qui allait devenir, en 1854, le premier chef indien de Kitigan Zibi.

Les premiers arrivants en Outaouais

Les premiers peuples autochtones sont arrivés dans la région d’Ottawa après la dernière époque glaciaire, il y a quelque 6 500 ans. Ils utilisaient la rivière des Outaouais comme voie de communication entre les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent, et ce jusqu’à tout récemment. On a retrouvé des vestiges des campements des premiers Autochtones dans la région du lac Leamy, à Gatineau, et à d’autres endroits le long de la rivière des Outaouais.

La patrie des Algonquins

Lors de l’arrivée des Européens, les principaux occupants autochtones de la vallée de l’Outaouais étaient les Algonquins. Pendant l’hiver, ils vivaient en petits groupes de deux ou trois familles, chassant et piégeant. L’été, ils se réunissaient en bandes plus importantes pour chasser, pêcher, cueillir des baies et des racines, et pratiquer l’agriculture sur brûlis. Utilisateurs de canots d’écorce de bouleau et de raquettes, ils apprirent aux nouveaux arrivants français à s’en servir.

Des intermédiaires dans la traite des fourrures

Après l’arrivée des Européens en Nouvelle-France, les Algonquins devinrent des intermédiaires dans la traite des fourrures. Ils faisaient payer des redevances aux autres commerçants comme les Hurons, qui vivaient près de la baie Géorgienne et descendaient la rivière des Outaouais pour faire du troc avec les Français. Soucieux de préserver leur situation économique avantageuse, les Algonquins tentèrent de décourager les Français d’explorer la rivière des Outaouais et d’entrer en rapport directement avec les Hurons.

L’arrivée des Français en Outaouais et dans la Vallée de la Gatineau

Étienne Brûlé fut, en 1610, le premier Européen à explorer la rivière des Outaouais. Peu après, le célèbre explorateur français Samuel de Champlain emboîta le pas. En 1613, il arriva dans la région actuelle de la capitale et en traça les premières cartes détaillées.

Champlain baptisa plusieurs traits naturels de la région, y compris la chute des Chaudières et les chutes Rideau (ainsi appelées parce qu’elles ressemblent à cette pièce d’étoffe). Par ailleurs, il signala que les Algonquins considéraient la chute des Chaudières, qu’ils appelaient Asticou, comme un endroit sacré et qu’ils faisaient des offrandes de tabac aux esprits qui s’y trouvaient.

En 1615, Champlain fit un autre voyage qui l’amena jusque dans la baie Géorgienne et conclut une alliance directement avec les Hurons. La puissance des Algonquins en tant qu’intermédiaires fut ainsi réduite.

Ce n'est toutefois qu'une cinquantaine d'années plus tard qu'un premier explorateur blanc traversait la Vallée de la Gatineau. Parti de Trois-Rivières, Nicolas Gatineau sieur du Plessis, notaire de profession et coureur des bois, a remonté la rivière St-Maurice puis portagé jusqu’à la source de la rivière Gatineau pour ensuite poursuivre son périple jusqu’à la rivière Outaouais.

Source :Sogercom.com Vallée de la Gatineau
Références : - Since Time Immemorial - Our Story - The Story of the Kitigan Zibi Anishinabeg, Stephen McGregor, 2004
- Une rivière qui vient du nord, Louis-André Hubert, 2001
- Contribution externe

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