La SADC-VG veut faire des affaires avec la Nouvelle-Écosse
De gauche à droite, Monsieur André Riopel (Société sylvicole Haute-Gatineau), Mme Julie Oliver (Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse CDÉNÉ), Monsieur Allister Surette (Président du CDÉNÉ et représentant de l’Université Ste-Anne), Mme Angélique Leblanc (Centre d’aide en affaires et en entreprenariat CAAE) et Monsieur Patrick Feeny (Société sylvicole Haute-Gatineau).
Publié le 29 janvier 2010 à 17h06
MANIWAKI - C’est dans le cadre du projet pilote d’Espace économique francophone canadien, lancé officiellement en juin 2007 par le Réseau des Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) du Québec et le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) du Canada, que la SADC Vallée-de-la-Gatineau vise à déceler des opportunités d’affaires avec l’organisme responsable en Nouvelle Écosse soit le Conseil de développement économique de la Nouvelle Écosse (CDÉNÉ).
Le Centre d’aide en affaires et en entreprenariat (CAAE) de même que l’Université de Ste-Anne se joindront également au processus de réseautage.
Rappelons que cet espace a pour but de stimuler les échanges économiques au bénéfice de la francophonie et de l’économie canadienne en général. Il vise de façon plus particulière à aider les entrepreneurs francophones canadiens à profiter d’occasions d’affaires ainsi qu’à accéder à des marchés et à des réseaux d’affaires au Canada de même qu’à l’étranger.
Il a également pour objectif de favoriser la diversification économique des régions devant la difficulté d’accès au marché canadien pour les PME francophones, en raison des diverses problématiques culturelles et linguistiques.
« Pour nos entreprises, c’est donc dire que par le biais de cette initiative, il peut être espéré la conclusion d’une ouverture sur de nouveaux marchés géographiques » de dire Monsieur Pierre Monette, directeur général de la SADC Vallée-de-la-Gatineau.
En septembre dernier, la SADC a atterri à Halifax où la Nouvelle Écosse les attendait. Ses représentants ont pu découvrir des entreprises de la région qui s’étaient rassemblées lors de la tenue d’Expo Commerce, à l’Université de Ste-Anne.
Cet événement aura donc permis à la SADC de prendre connaissance de l’offre de produits et services des petites entreprises de toutes les communautés du sud-ouest de la Nouvelle Écosse.
Le lendemain s’en est suivi d’autres visites d’entreprises tels une quincaillerie et cours à bois de même qu’un fabricant de navires et de bateaux. Toutefois, l’approvisionnement de bois déjà établi avec Atlas au Québec et la fabrication de navires et bateaux, désormais fait de fibre de verre, ne pourra permettre de conclure des ententes.
Le président de la Forêt acadienne a également été rencontré toutefois, il ne semble pas y avoir d’entreprises potentielles pour faire des échanges entre les deux provinces. Des efforts seront néanmoins déployés afin de voir les possibilités dans le marché actuel.
C’était au tour de la Nouvelle Écosse de débarquer à Maniwaki le 18 janvier dernier.
Deux jours complets auront été nécessaires afin de déceler des opportunités d’affaires ou de partage de connaissances et d’expertise entre les deux provinces. En somme, la délégation de la Nouvelle Écosse fut très intéressée par différentes initiatives issues du colloque sur la villégiature tenu en février 2007.
Des entreprises du territoire furent visitées dont Les Portes Excellor et Menuiseries Martin Lafrenière. Également, les usines de Louisiana Pacifique et Bowater furent montrées. Un arrêt à la Société sylvicole a permis à la délégation de la Nouvelle Écosse d’entendre parler du projet de revitalisation des berges en plus de ramener dans les bagages des échantillons de cèdre produits par la Scierie Messines.
Au cours des deux journées, était prévue des présentations par Julie Oliver et Angélique LeBlanc sur les services et activités du CDÉNÉ et du CAAE.
Une dernière présentation par Monsieur Allister Surette, Président du Conseil de développement économique de la Nouvelle Écosse et représentant de l’Université de Ste-Anne en tant que vice-recteur au développement et partenariats portait sur un projet pilote en cours à l’Université Ste-Anne faisant usage de la biomasse pour l’approvisionnement d’énergie.
Monsieur Surette nous a de plus parlé d’une plateforme de formation en ligne concernant la relève en entreprise. La SADC y voit là une expertise très concrète qui pourrait s’inscrire dans sa stratégie actuellement en développement en regard de la planification des besoins de relève pour les entreprises de la Vallée-de-la-Gatineau.
« Au cours des prochaines semaines, d’autres discussions seront poursuivies afin de définir les pistes prioritaires ayant le plus de potentiel à faire émerger de nouveaux partenariats d’affaires», de conclure Monsieur André Galipeau, président du conseil d’administration de la SADC Vallée-de-la-Gatineau.
Source : Josée Nault, SADC Vallée-de-la-Gatineau