Une conférence jeunesse pour mousser les valeurs entrepreneuriales
Publié le 20 janvier 2010 à 11h32
GRACEFIELD - De passage à Gracefield le vendredi 15 janvier dernier, Maxime Jean a prononcé une conférence devant 275 personnes, jeunes et enseignants, dans le but de mousser les valeurs entrepreneuriales.
Il était venu à l’invitation d’Andrée David, agente de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse pour Carrefour jeunesse emploi, dans le cadre du programme Défi de l’entrepreneuriat jeunesse. Le public était surtout composé d’élèves de l’école secondaire de Gracefield, mais aussi des membres de ‘Jeunes en action’, un projet du CJE Vallée de la Gatineau.
Maxime Jean est une personnalité à multiples facettes. Entrepreneur et homme d’affaires, il détient un baccalauréat en administration des affaires et a été directeur de comptes aux entreprises. C’est aussi un être passionné qui, tout jeune, rêvait de gravir les montagnes.
Il a réalisé son rêve, avec l’ascension réussie de l’Everest en 2004 et des tentatives sur le Cho-Oyu en 2005 et le K2 en 2006. Aujourd’hui, tout en continuant de s’attaquer aux plus hauts sommets du monde, il s’est découvert une autre passion : le film.
D’ailleurs, une semaine après la conférence, il devait s’envoler pour passer un mois aux îles Galapagos (Équateur), en vue de tourner un documentaire sur cet archipel qui constitue un milieu naturel à couper le souffle.
Sa présentation, émaillée d’anecdotes, était basée sur deux extraits de films, un de dix minutes sur son ascension de l’Everest et l’autre de quatorze minutes sur sa tentative de vaincre le K2, deuxième sommet du globe. Entre les deux extraits, il s’est adressé aux jeunes pour les inciter à réaliser leurs rêves et à surmonter tous les obstacles pour y parvenir.
Pour y arriver, selon Maxime Jean, il faut être créatif, vivre sa passion, être autonome, bien se préparer, ne pas hésiter à demander de l’aide lorsque c’est nécessaire et, surtout, passer à l’action.
Le style de la présentation a réussi à donner le goût de l’aventure aux jeunes. Le film sur l’Everest, par exemple, racontait l’histoire de la première équipe entièrement québécoise à avoir vaincu l’Everest, le plus haut point de la planète.
Les trois alpinistes ont dû se préparer pendant deux ans, avant de se lancer à l’assaut de la montagne, à la frontière entre le Népal et le Tibet (Chine), et résoudre entre autres l’épineux problème du financement. Cette aventure d’un quart de million de dollars, réalisée sans soutien gouvernemental et sans subvention, n’aurait en effet jamais pu se faire sans l’implication de commanditaires.
Les trois grimpeurs ont astucieusement trouvé une formule gagnante : des reportages réguliers pour une émission télé du matin, à toutes les semaines pendant trois mois, racontant toutes les péripéties de l’expédition et comportant des espaces publicitaires vendus à des compagnies privées.
Les images de l’expédition et de l’ascension étaient captivantes, du départ de Katmandu, la capitale du Népal, sur les ailes de Yeti Airlines (ça ne s’invente pas), vers le dernier village avant l’Himalaya, jusqu’aux dix jours de marche qui ont été nécessaires au convoi de cent yaks pour établir le camp de base, à 5 400 mètres d’altitude.
Le camp de base était au pied de la montagne, tout en étant à une altitude supérieure à celle du Mont-Blanc, en Europe, et légèrement inférieure à celle du Kilimandjaro, en Afrique. Les trois membres de l’expédition, aidés des Sherpas, devaient ensuite établir des camps intermédiaires, à 6 000 mètres (camp 1), 6 400 mètres (camp 2) et 7 400 mètres (camp 3), des élévations où la raréfaction de l’oxygène devient de plus en plus embêtante, afin de se rapprocher de la cime.
Le dernier camp, à 8 000 mètres d’altitude, se trouvait à une altitude vertigineuse, bien qu’encore à un bon 850 mètres en contrebas du sommet !
Source : Charles Millar, Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais